Publié par : PM | décembre 3, 2008

LA VIE DU BAPTISÉ


Selon SAINT PAUL et MARIE RIVIER

« Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2,20; VJC t3 p 173). Nous sommes au coeur de la doctrine paulienne : la grande nouveauté est la vie nouvelle conférée au baptisé par une mort mystérieuse avec le Christ.  Nous aussi sommes au centre de la spiritualité de Marie Rivier : « Ma vie, c’est la vie de Jésus Christ » (Lettre à soeur Sophie).

Marie Rivier fait sienne la théologie baptismale de Paul. Plongé dans l’eau du baptême,  le baptisé devient une créature nouvelle.  Il entre en communion de vie avec le Christ et ne fait plus qu’un avec lui.  La foi toute centrée sur le Christ mort et ressuscité, appelle le don sans réserve de soi, le consentement à s’ouvrir au mystère pascal, ‘à l’accueillir, à l’assimiler, à le vivre. : « Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Gal 2,20; VJC t3 p 364).

Dans le Christ, commente Marie Rivier, nous sommes appelés à vivre de cette vie nouvelle, à passer du péché à la grâce, du vice, à la vertu, de l’amour de soi à l’amour de Dieu, des inclinations du vieil homme à l’homme nouveau.  « Nous avons été enseveli avec lui par le baptême en sa mort, afin que comme le Christ a été relevé d’entre les morts par la gloire du Père, nous menions aussi une vie nouvelle » (Rom 6,4; VJC t3 p 13-14).

Considérant cette vie nouvelle, Marie Rivier développe l’incroyable réalité de notre vie en Christ, l’aspiration et l’aptitude à la conformité avec le Christ ressuscité.  Parce que nous sommes greffés sur le Christ, notre patrie est dans le ciel.  Si c’est avec une légitime fierté que Paul affirme : « Nous sommes citoyens des cieux », C’est avec une semblable allégresse que Marie Rivier incite ses soeurs à être des « filles du ciel, à vivre en filles ressuscitées » (Lettre à soeur Zoé, 1836).

Et de même que Paul rappelle aux chrétiens de Colosse leur dignité d’habitants du ciel et les devoirs qui en découlent, de même elle exhorte ses filles à vivre dans l’intelligence du mystère de Dieu, en conformité avec la vérité de leur être.  Marie Rivier confirme notre nécessaire communion à la vie du Christ ressuscité afin de ne pas laisser inactive l’union à Dieu reçu au baptême : « Vous êtes morts en effet et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3,3; VJC t3 p 299).

Imiter le Christ, vivre de sa vie, ne vont pas sans la nécessaire mort à soi, sans l’ascèse, sans le consentement à perdre sa vie, pour vivre unie à Dieu dans la charité.  « Coûte que coûte, il faut vous détacher de tout et mourir à vous-mêmes pour n’être plus qu’à Dieu et à Dieu seul » (Soeur Sophie, procès de béatification).

Nous devons nous revêtir de Jésus Christ c’est-à-dire revêtir ses vertus, son humilité, sa patience, sa douceur, sa constance et son obéissance.  « Rendons-lui vie pour vie; ne vivons que pour lui; mourons à la nature, pour ne vivre que de la grâce.  O heureuse mort qui donne en nous la vie à Jésus Christ et qui nous fait vivre de la vie de Jésus Christ » (VJC t1 p 67).

Marie Rivier à la suite de Paul exprime la remise radicale au Christ dans cette parole si dense sur laquelle elle reviendra bien des fois : « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi ». (Gal 2,20; VJC t3 p 173).

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